Communiqué

 RELANCE DE LA PRODUCTION DE L’USINE AÏNOU À TOUBA 

 RELANCE DE LA PRODUCTION DE L’USINE AÏNOU À TOUBA 

 RELANCE DE LA PRODUCTION DE L’USINE AÏNOU À TOUBA 

Le FIR, un soutien déterminant

RELANCE DE LA PRODUCTION DE L’USINE AÏNOU À TOUBA

Le FIR, un soutien déterminant À Touba Bogo, l’usine Touba Agro‐Industrie, productrice de l’eau minérale Aïnou, a relancé ses activités après trois années d’arrêt consécutives à un incident technique. Grâce à l’investissement du Fonds Islamique de Relance (FIR), filiale du Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS), son industrie tourne aujourd’hui à plein régime et envisage de reconquérir le marché international. Un partenariat à fort impact économique et social pour la localité de Touba Bogo.

Touba Bogo est un lieu symbolique : c’est là que Serigne Fallou Mbacké exploitait ses périmètres agricoles pour financer la construction de la Grande Mosquée de Touba. Le site reste associé à un épisode marquant des années 1960 : « Ici à Bogo, après avoir reçu une bouteille de zamzam en cadeau, venant de la Mecque, Serigne Fallou Mbacké a prié pour que l’eau soit bénie et abondante. Il a lui‐même creusé le puits », raconte, ému, Serigne Ahmadou Badawi Mbacké, vêtu d’un élégant bazin bleu, derrière les installations de l’usine. Aujourd’hui, la prière semble exaucée. Installé sur cette terre située à 300 km de la ville sainte de Touba, Serigne Ahmadou Badawi Mbacké est devenu un acteur majeur de la production d’eau de consommation. Depuis la route sablonneuse, on aperçoit le vaste site industriel, signalé par une grande porte bleue. À l’intérieur, les machines fonctionnent à plein régime : un chariot automatisé gonfle les bouteilles, une autre machine les positionne, puis le remplisseur et l’étiqueteuse prennent le relais. Le forage, profond de 350 mètres, fournit une eau de qualité, avec une capacité minimale actuelle de 8 000 bouteilles par jour. « Nous avons un système de filtration entièrement automatisé, du forage à l’embouteillage, avec quasiment zéro contact humain. Aïnou, c’est une grâce : c’est, selon moi, la meilleure nappe phréatique du Sénégal. J’ai travaillé dans beaucoup d’industries en Afrique, et en termes d’énergie et de qualité, il n’y a pas mieux », affirme Sawadogo Daouda, responsable technique de l’usine. L’intervention décisive du FIR En pleine croissance, l’usine a subi des pannes techniques ayant entraîné trois années d’arrêt. C’est alors qu’est intervenue l’action déterminante du FIR, conformément à son mandat de financement de PME sénégalaises en situation de difficultés financières mais gardant un potentiel économique. « Nous étions confrontés à de graves problèmes électriques. Nous remercions les équipes du FONSIS qui ont cherché à comprendre les raisons de la disparition du produit dans les rayons du Sénégal. Sans a priori, elles ont analysé la viabilité de notre plan d’investissement et apporté leur assistance pour la mise en place du plan de relance de notre usine, avec l’ambition d’en faire un champion industriel local. Nous saluons cet engagement au service du développement économique et social », souligne Serigne Ahmadou Badawi Mbacké. Selon lui, cet appui du FIR est une opportunité pour les entreprises sénégalaises longtemps privées d’accompagnement structurant. Reconquérir le marché international Créée en 2004, à la suite de l’épidémie de choléra et d’une pénurie d’eau, l’usine visait initialement à sécuriser l’approvisionnement en eau potable. « Nous n’avions pas d’ambition commerciale au départ. Les revenus servent aussi à financer l’enseignement et la santé », explique Serigne Ahmadou Badawi Mbacké. Aujourd’hui, avec la relance réussie, l’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire et de reprendre les exportations, notamment vers le Mali et la Guinée‐Bissau, marchés où le produit était très apprécié. L’usine contribue également à la création d’emplois locaux formels avec des rémunérations décentes, donnant ainsi des perspectives aux habitants des villages environnants ne trouvant plus d’opportunité dans le secteur agricole. « Notre ambition est d’être présents partout au Sénégal et à l’international. Cette eau est pure, douce, sans additif chimique, et issue d’une source de qualité. Nous remercions le FONSIS pour son rôle clé dans le renforcement de la compétitivité des entreprises », conclut‐il. FIR : origine et enjeux Sur proposition du FONSIS, et avec l’accord du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC), du Ministère des Finances et du Budget (MFB), et de la Banque Islamique de Développement (BID), le Fonds Islamique de Relance (FIR) a été mis en place avec une enveloppe de 20 milliards FCFA destinés à financer les PME sénégalaises en situation de difficultés financières mais gardant un potentiel économique. Son objectif est de renforcer la résilience des PME, soutenir leur croissance, et favoriser le maintien et la création d’emplois. Son lancement est intervenu dans un contexte marqué par la récession mondiale due à la crise du Covid‐19, qui a particulièrement affecté les PME : selon l’Organisation internationale du travail, 32 % d’entre elles ont cessé leurs activités et 62 % ont subi une forte baisse de leur chiffre d’affaires. Le FIR déploie ses interventions en partenariat avec des institutions spécialisées en finance islamique telles que la Banque Islamique du Sénégal, Taysir Finance, Coris Bank, et Al Rahma.

Auteur : Demba Dieng – JOURNALISTE DESK ECONOMIE le SOLEIL, GRAND MAGAL DE TOUBA

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Le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS SA.) a été créé par la loi 2012-34 adoptée le 27 décembre 2012. Il adhère aux Principes de Santiago qui régissent le fonctionnement des plus grands fonds souverains internationaux de pays membres du Fonds Monétaire International (FMI).

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