Amadou

Dakar, 15 avr (APS) - Le Fonds souverain d’investissements stratégiques du Sénégal (FONSIS) a choisi de travailler en toute diligence en vue de lancer, en milieu d’année, son premier investissement dans le domaine de l’agriculture, a annoncé son Directeur général, Amadou Hott. ‘’Nous allons démarrer certains investissements dans des secteurs du Plan Sénégal émergent (PSE), dont l'agriculture, les infrastructures, le Dakar Medical City, etc. Nous sommes en pleine due diligence dans certains projets’’, a-t-il dit lors de l’émission dominicale "Point de vue", sur la RTS1. M. Hott a signalé que le FONSIS avait récemment effectué des missions dans le Sud et le Nord du Sénégal, pour pouvoir rapidement investir dans l’agriculture. ‘’C’est stratégique et ça crée des emplois. (...) Notre rôle c’est de créer des emplois et de la richesse’’, a-t-il soutenu. ‘’D’ici un mois et demi ou deux mois, l’on pourra assister au premier investissement du FONSIS. D’ici septembre, on verra un autre investissement important du FONSIS dans l’agriculture. On espère réaliser, d’ici la fin de l’année, au moins trois gros investissements’’, a-t-il indiqué. Dix mois après son élection, le quatrième président de la République du Sénégal, Macky Sall, promulguait la loi 2012-34 du 27 décembre 2012 autorisant la création du FONSIS, un engagement de son programme électoral ‘’Yoonu Yokkute’’. Dernièrement, sur le plateau de la télévision nationale, le patron de ce fonds souverain a signalé que cet instrument dont il a la gestion faisait partie d’une gamme sur laquelle le président Sall compte pour mener à bien son programme économique et social. Le FONSIS est un instrument aux côtés des autres, a-t-il ajouté citant la Caisse des dépôts et consignations du Sénégal (CDC), le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) et la Banque nationale pour le développement économique (BNDE). ‘’Avec le FONSIS, l’Etat devient investisseur. Et ce rôle d’Etat-investisseur a été très déterminant dans l’émergence, une fois encore, de tous ces pays qui se sont développés durant les 40 dernières années. Le Sénégal ne peut pas se dérober’’, selon Amadou Hott.
‘’Nous avons des priorités dans notre manière de choisir nos projets. Le FONSIS, dans son plan stratégique, entend se focaliser sur les projets phares définis dans le PSE qui a fait l’objet d’un débat intense avec des experts nationaux et étrangers. Donc, nous n’avons pas besoin de réinventer la roue. Nous allons nous caler sur ces projets phares qui vont permettre la croissance économique et la création d’emplois.’’
Le chef de l'Etat a créé le FONSIS et en a fait ‘’un bras armé de l’Etat qui n’est pas au sein de l’Etat central’’. Il fonctionne comme un privé pouvant lever des ressources au niveau national comme international, a expliqué M. Hott, soulignant cette option qui a fait recette ailleurs.
Grâce à des participations dans des sociétés nationales, a rappelé le patron du FONSIS, des pays comme la Chine, Singapour, la Corée du Sud et la Malaisie tiraient profit des fonds souverains d’investissement stratégiques pour faire leur développement.
‘’D’habitude, a noté M. Hott, ce sont les pays pétroliers ou des pays ayant des excédents budgétaires ou commerciaux qui ont des fonds souverains tels que Abu Dhabi, Koweït, Norvège, Nigeria, Angola, etc. Par contre, nous avons vu à l’étranger des pays qui n’avaient pas autant de revenus créer des fonds souverains.’’
Selon lui, ces fonds sont basés sur le transfert d’actifs de l’Etat qui peuvent être des participations dans des entreprises, des biens fonciers, etc.
‘’L'Etat peut valoriser ces actifs en les confiant à un bras armé qui fonctionne comme le privé avec une parfaite connaissance du monde des investissements productifs et utiliser ces actifs pour lever les ressources nécessaires à l’investissement dans de nouveaux projets ou projets existants afin de relancer l’économie.’’
SAB/ASG

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Agence de presse Sénégalaise